Infirmier en psychiatrie

Quoique vous fassiez, vous ferez mal !

Vous vous demanderez qui a eu l’audace de balancer cette citation pleine d’auto-plébiscite sans doute. Oui c’est bel et bien Sigmund Freud, le père de la psychanalyse (enfin, avec d’autres mais coupons court directement au débat, rien que de l’évoquer, des aphtes me poussent). Un père donc, qui a laissé son enfant dire aux gens que s’ils avaient des soucis c’est parce que quand ils étaient petits, ils voulaient tuer leur père et coucher avec leur mère, ou l’inverse, ou qu’ils étaient réticents à faire caca parce que ça représentait une perte de l’objet.

Vous l’aurez compris, je n’ai jamais été convaincu par Freud et ce même avant que Michel Onfray ne vienne populariser l’anti freudisme avec un nouveau livre qu’il n’a pas écrit. Diffamation? Non, j’aimerais seulement qu’il m’explique comment il peut produire 5 livres par an. Je vous invite à consulter sa bibliographie (non exhaustive): http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Onfray
T
out cela on réalisant des conférences, des émissions de télé, des papiers dans divers périodiques! Alors, Michel Onfray est-il omnipotent ou des « nègres » lui ont-ils vraiment donné un coup de main? Et s’il a eu recours à ce type de euh… main d’oeuvre, on est en droit de se demander quelle est sa part de travail et quelle est la leur, n’est-ce pas Jean-Paul?

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Quoi?! Mais enfin ferme-là Jean-Paul, tu veux vraiment que j’aie des emmerdes?L’article n’est même pas commencé et je dois déjà m’attendre à pas mal de procès…

Donc, la psychiatrie. Et bien c’est une spécialité captivante dans laquelle j’ai effectué mon premier stage en IFSI. J’étais en service d’accueil adulte, hospitalisation complète. Cet article a pour but de vous préparer un peu si vous partez également dans ce type de service.

1°) Le matériel

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Oui, le temps est très long en service d’accueil psy. Cette console vous permettra de tuer le temps en relève, en analyse clinique, deux temps dans lesquels vous n’apprendrez rien, sinon le détail en long et en large des vacances de l’infirmière qui revient de congé. Ca tient dans une blouse sans soucis, vous pouvez y aller. Plus compact que la PSP, meilleurs jeux, c’est le tip top pour la psychiatrie de mon point de vue strictement personnel. Ne vous faites pas griller par contre parce que les infirmières ne supportent pas qu’on laisse entendre que la psychiatrie c’est chiant et que c’est une planque pour ceux qui veulent un service sans soin à faire ou on glande avec des horaires fixes. Ouch encore un procès qui arrive…

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Indispensable. Pour publier des statuts facebook du genre « je me fais chier ». Vu que vous le publiez en plein milieu des horaires de stage, les gens vont capter que vous êtes un rebelle et là, c’est le jackpot, plein de likes et de commentaires du genre « mdr  gard la pech maguel ». Cet outil peut également vous pourvoir des jeux que n’aurait pas votre DS par exemple.

Vous allez me dire que ce matériel en plus ça fait lourd à transporter. En plus de quoi? Du stylo et du carnet? Ne vous inquiétez pas, vous serez 90% du temps dans la salle de soin à tchatcher avec votre équipe donc vous pourrez vous installer un petit coin avec tout votre matériel dont vous ne vous servirez pas: feuilles, stylo, carnet, portfolio… Donc, pour votre bien, suivez mes conseils! Si vous refusez, libre à vous de vous emmerder hein! SI vous finissez par vous décomposer sur place à force de ne rien faire en psychiatrie, c’est pas moi qui l’aurai sur la conscience car je vous aurai prévenus!

2°) La journée type

Je précise que c’est une semaine ou vous êtes de journée.

9h: Vous arrivez, vous dites bonjour à Mr Taré, qui vous demande si vous avez bien fermé à clef derrière vous (il est schizophrène paranoïde, m’enfin on verra ça plus tard). Vous saluez l’équipe, répondez à 1 ou 2 sonnettes que vous avez déclenché vous-même tellement vous vous faites déjà chier comme un rat mort.

9h30: L’équipe arrive, sort les chaises et on commence la relève!

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J’exagère à peine.
Naturellement l’équipe blague un peu histoire de se mettre dans l’ambiance et de partir du bon pied.

10h23: L’équipe commence la relève proprement dite et fait le tour de chaque patient, en disant comme d’habitude ce qui va, ne va pas, les événements qui vont ponctuer la journée etc…

10h27: L’équipe se lève et l’équipe de journée va saluer les patients, une relève si productive les a mis d’aplomb! Vous suivez votre infirmier référent, qui recherche désespérément quelque chose à vous dire histoire de meubler. Vu qu’il ne trouve rien il vous demande de lui rendre un projet de soin pour la fin de votre stage, sur un patient qui est présent dans le service depuis 15 ans, quand la prise en charge habituelle est de 2 semaines. Vous pleurez intérieurement et serrez les poings dans votre blouse.

10h48: Le tour est terminé et vous retournez dans la salle de soin vous occuper de manière utile avec l’équipe pendant ce temps libre. En effet, les temps morts sont propices à la réalisation de choses qu’on a pas le temps de faire dans les autres services.

11h15: Frédéric vous engueule parce que vous n’avez pas jeté votre Roi alors qu’il était maître, résultat, il ne remplit pas son contrat qui était de 130 Pique. Vous êtes nul à la belote et vous vous maudissez, pourquoi aucun module en IFSI ne vous a permis de vous améliorer là-dedans alors que ça peut vous coûter un stage?

11h30: Frédéric a passé les 15 dernières minutes à vous savonner sur comment fonctionnent les annonces à la contrée. Vous êtes mentalement au fond et on vous charge de commencer le tour: Il faut emmener les patients au self pour qu’ils déjeunent (oui, le déjeuner c’est à midi, pas le matin, et le soir c’est le dîner, j’en ai plus qu’assez de devoir le répéter).

12h: Les patients sont assis, vous avez enfin quelque chose à faire: Il faut distribuer les traitements à tout le monde. Petite explication sur comment fonctionne la pharmacie: Elle livre les traitements toutes les semaines, ça se présente comme de longs rouleaux composés de sachets attachés ensembles. Chaque sachet contient la dose de médicament d’une prise pour un patient: Exemple: Mr Taré, un Depakote le midi. Les infirmiers dépiottent donc les petits sachets et ne les mettent pas dans le papier d’alu, mais dans les piluliers. Et bien sur sans vérifier. Revenons aux repas de midi et aux traitements: L’infirmier accepte de vous laisser faire la distribution à condition que vous vérifiiez 34 fois la prescription pour la comparer avec ce qui est présent dans le pilulier. Ne faites pas la connerie de dire que eux ne le font jamais puisque la pharmacie vérifie déjà avant et qu’ils ne font que transvaser dans les piluliers et distribuer sans vérifier sinon, l’infirmier vous fera faire des tours de terrain et des pompes :(.

13h: Les patients ont mangé et ils peuvent maintenant, en toute liberté se mettre à gland… euh, vaquer à leurs activités parmi un vaste choix: Fumer, tourner en rond dans la cour, discuter avec leurs potes aussi dingues qu’eux, ou demander des trucs à l’équipe soignante pour qu’ils disent non. Quand à vous, vous attrapez une BD et tuez le temps en salle de soin en disant à l’équipe que vous partez bosser sur votre projet de soin.

14h20: Il y a une injection intramusculaire de neuroleptique à effet retard à effectuer. L’infirmier vous interroge sur l’intérêt de l’effet retard en général, et particulièrement pour les neuroleptiques, sur les dangers, les risques, la surveillance, le type de transmission à effectuer. Vous avez lu un livre en salle de soin sur le syndrôme malin des neuroleptiques (oui en psy on lit beaucoup de livres, personnellement j’ai lu l’intégrale de Game Of Thrones, des royaumes oubliés, d’Harry Potter, 5 albums de Gaston Lagaffe et un ou deux bouquins de psy’). L’infirmier est bluffé, vous êtes plus fort que le roquefort. Les yeux pleins  d’étoiles, vous demandez à préparer. L’infirmier secoue la tête: Vous êtes en première année, vous avez tout le temps d’apprendre les soins techniques et ce n’est pas la priorité, mais il est fier de vous et vous pourrez quand même regarder. L’injection est du Risperdal Consta: Elle est déjà prête et il n’y a rien à préparer sinon un container OPCT, deux compresses et un pansement (bon ok pardon il faut préparer le lyophilisat avec le solvant fourni). Pour respecter l’intimité du patient, l’infirmier vous fout dehors, en vous prenant des mains le tensiomètre.

15h: Vous séchez vos larmes. C’est l’heure de la relève.

15h30: L’équipe vous dit de vous casser, vous pliez les gaules.

3°) Qu’est ce qu’on fait en psy?

Rien.

4°) Les pathos et types de malades

En service d’accueil, on a affaire à plusieurs types de parcours mais le plus souvent, ce service fait « tampon » entre les urgences psychiatriques et la suite de la prise en charge. L’idée est de stabiliser les personnes pour qu’elles puissent ensuite être redirigées ailleurs.
On peut rencontrer donc:

– Le schizophrène: Alors lui c’est la totale, œuf, jambon fromage. La structure de son délire est complexe, souvent paranoïde, très désorganisée. Donc en gros il est tout le temps angoissé et est envahi d’hallucinations. Un gibier compliqué à attraper car il essaye de vous manipuler et de vous avoir de son coté.

– Le maniaco-dépressif: Non putain! Faut dire bipolaire! BI-P O L A I R E! On s’en fiche si ça veut rien dire, les familles ont moins peur si on dit ça que maniaco-dépressif! Donc lui il est tout ou rien, soit il refuse de voir quiconque, de manger, de bouger, soit il est tellement excité qu’il ne dort plus, se met à entreprendre plein de choses à la fois sans jamais les réaliser, il ne sait déjà pas faire ses lacets, on a envie de lui dire que ça n’a aucun sens mais chut.

– L’Etat limite: Ça veut rien dire, ça veut dire un fou en devenir.

– Une BDA: Bouffée délirante aiguë. Alors, rien à voir avec inspiration et expiration hein. Au début moi je trouvais ça rigolo comme expression parce que ça me faisait penser à quelqu’un qui respire un gaz et qui d’un coup devient fou. Là l’équipe m’a dit tout de suite de la fermer de manière définitive et de retourner à ma niche, ce que j’ai fait en demandant pardon bien entendu. Une BDA c’est quelqu’un qui n’est pas fou et qui d’un coup le devient. Alors d’un coup il saute par la fenêtre. Généralement on dit qu’une BDA est symptôme d’entrée dans la maladie psychiatrique. C’est à dire que tu as la carte de membre avec le coup de tampon, t’es admis au club des fous, on te donne ton entonnoir et ta camisole de force, pardon, chimique. Bon oui, je sais ce qu’on va me dire, des BDA ne sont pas synonyme à 100% d’entrée dans la maladie, mais après tout c’est normal, c’est un club sélecte et ils doivent faire attention à ne pas admettre de simulateurs dans leurs rangs.

– L’hystérique: Si vous êtes un homme, vaillant, robuste, viril, le regard vif, avec des pectoraux admirablement moulés dans votre blouse en taille 3, et votre postérieur musclé engoncé dans votre pantalon taille 3 également… Vous êtes foutus. L’hystérique est généralement (!) une femme qui dès qu’elle vous voit, tombera malade et nécessitera une prise en charge avec vous tout de suite, seul à seul, et nus, elle préfère. A ce titre, elle se montrera impatiente et aura tendance à se dénuder devant vous, à tomber par terre et à adopter une posture dite de l’étoile de mer. Je ne vous ferai pas un dessein, euh pardon, un dessin. Pour ceux qui s’en réjouirait en se disant que c’est du bon gibier, je réponds faute grave. La plupart du temps, ces femmes n’aiment pas se laver, refoulent une admirable odeur de sueur, d’urine et de nourriture. Ayant pour ma part un certain habitus en ce qui concerne le savon et le shampoing, quand une personnalité hystérique déboutonne son pyjama et cherche à m’enlacer en me disant « je te veux! », J’ai plutôt tendance à répondre qu’il vaut mieux qu’on continue à se vouvoyer et que le projet qu’elle a formulé ne me convient pas. Cela dit, c’est une expérience, jamais une femme ne m’avait fait d’avances aussi directes et franches, il y aurait presque une forme de fierté.
Qui disparaît rapidement quand vous vous rendez compte que son numéro a lieu 50 fois par jour et avec tous les hommes du service. On se sent trompé, sali, par cette idylle qui démarrait sur les chapeaux de roue :(.

– L’infirmier: Il est très fréquemment habillé d’une blouse blanche. Mais il y a deux types d’animaux dans cette famille d’hominidés. Le professionnel (le dominant) généralement, il n’a que le haut de la blouse, le bas étant souvent un jean avec ballerines ou des talons ou une paire de baskets. L’infirmier stagiaire lui, est le dominé. Il porte une blouse blanche complète, haut et bas, impeccablement repassée. Si c’est une fille, ses cheveux sont impeccablement attachés en un chignon nickel qui lui donne un petit air sérieux adorable. Si c’est un garçon, sa coupe en dégradé souligne admirablement sa musculature imposante et lui confère une aura bienveillante. Le stagiaire présente généralement une tache jaune au niveau de l’épaule, c’est le professionnel qui lui a uriné dessus pour marquer son territoire et signaler que ce stagiaire lui appartenait.
L’infirmier est généralement facile à trouver dans le service. Il est fréquemment présent au point d’eau: La salle de pause, ou il se désaltère avec un bon café, avec le reste de la meute de soignants. Il apprécie dans ces moments que son stagiaire soit allongé à ses pieds.
L’infirmier est à l’affût d’une denrée très rare dans ce paysage morne qu’est la psychiatrie: Quelque chose à faire. Aussi, le moindre soin ou traitement administré le pousse à en faire des caisses et à prendre ça comme une opération à cœur ouvert. C’est le moment rêvé pour torturer son stagiaire et le faire pleurer, histoire de lui rappeler qui c’est le patron. L’animal fourbe qu’est l’infirmier aime traiter ses patients comme des bêtes curieuses et les analyser encore et encore, en faisant des conjectures, en prenant des paris, sur sa date de suicide, sur combien d’eau de javel il boira en rentrant chez lui, sur la marque de corde qu’il utilisera pour se pendre. Il est malgré tout plutôt joueur. Il aime surveiller les atelier thérapeutiques qui ont lieu une fois tous les 14 ans dans le service. Il prend plaisir à voir ses malades éprouver les pires difficultés à choisir entre deux photos, modeler une forme dans une pâte à modeler…
L’infirmier stagiaire a tendance au mimétisme: Il essaie de faire comme son référent mais ce dernier lui rappelle qu’il est en bas dans la hiérarchie, et qu’il doit donc la fermer de manière définitive pour l’instant (oui, c’est une formule qu’une infirmière a employé avec moi). Le stagiaire a de l’empathie pour ces gens, brisé, qu’on essaie de rebriser pour les retransformer en… en quoi? En gens « normaux » qui consomment, bouffent et ferment leur clapet. Il a peu de temps devant lui: Son empathie et sa volonté de bien faire sont fragiles et les titulaires feront ce qu’ils peuvent pour les détruire.

– Le médecin: Alors lui c’est le patron. C’est tellement le patron qu’il met pas de blouse. Il a environ 2 rendez-vous avec des patients dans la journée. Son emploi du temps étant extrêmement chargé, il est forcé de travailler pendant au moins 3 heures aujourd’hui. Il a donc toujours l’air affairé. Malgré tout, le médecin aime parler aux infirmiers et faire part de ses conclusions, qui sont les bonnes d’ailleurs, sur ses patients. Il prend ses patients en EMI: Entretiens médico-infirmiers, auxquels sont présents le médecin, l’infirmier, le stagiaire et le patient. Ce dernier doit donc dévoiler l’intégralité de ce qu’il est devant 3 personnes qui le jugent en disant qu’ils ne le jugent pas. C’est un jeu formidablement intéressant pour les médecins en psychiatrie. Sinon, c’est un prédateur qui ressemble beaucoup à l’infirmier. Comme lui, il aime le café, les mots croisés et discuter.

– Le cadre de santé: Il est en civil, commence sa journée à 10h et fini à 11h30. Il va des fois aux relèves histoire de dire qu’il participe. Le reste du temps, il fait des réunions, engueule ses stagiaires parce qu’ils serrent la main à un patient, ou prend l’avis de l’équipe sur le coloris de la table qu’il va commander pour la salle de soin.

Voili voilou, tout, vous savez tous sur la psy! Et n’oubliez pas, ça ne dure que 5 semaines!

Avant de partir:

Vous aurez bien compris que c’est de l’humour. Même si c’est vrai, je n’aime pas la psy, j’y ai appris pas mal de choses. Je n’ai pas apprécié la manière dont l’équipe soignante vivait sa propre vie en service au milieu de ces gens miséreux, perclus de problèmes et qui vivaient un mal-être visible. Soucieux de valider mon stage avant tout, j’ai refoulé ce sentiment jusqu’à ce que l’équipe me force à parler. J’ai fait part de mes doutes et je dois reconnaître qu’ils ont été compréhensifs. Le cadre de santé m’a même dit que je serai un excellent professionnel, et que je devais garder ma fraîcheur et mon exigence de perfection, sans jamais capituler comme ils le font parfois. Comme quoi, on peut ne pas être d’accord sans que ça fasse scandale.
Des progrès ont été faits en psychiatrie, j’en suis conscient. Mais dans la manière de considérer les patients, il faut encore évoluer. On les considère encore comme fous alors que comme j’ai essayé de l’exprimer, nous sommes aussi fous qu’eux quand nous croyons les soigner, alors que nous ne faisons que dissimuler avec des camisoles chimiques, des troubles que le commun des mortels ne doit surtout pas voir. Nous sommes fous quand nous croyons pouvoir ranger leurs pathologies dans de jolis tiroirs bien étiquetés et bien ordonnés. L’esprit est bien plus complexe que cela. Si vous partez en psychiatrie: Ne prenez pas forcément une DS avec vous mais une bonne dose d’ouverture d’esprit, et parlez avec les patients. Essayez de les comprendre et passez du temps avec eux, plutôt qu’avec les soignants.

A pluche!

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Pourquoi?

J’ai conscience que mon cynisme peut faire penser à de la lassitude, aussi, je tiens à vous rassurer: J’ai trouvé ma voie et pour rien au monde je ne ferai autre chose que ce à quoi je me destine. Seulement, c’est aussi ce cynisme qui permet de garder des distances, de se détacher.

J’ai envie d’écrire un article un peu plus sérieux pour essayer de vous faire partager les raisons pour lesquelles j’ai prononcé mes vœux et rejoint l’ordre très respecté des hommes en blanc (enfin, c’est les femmes en blanc mais il faut bien rester fidèle à ce que l’on est).

Pendant une période de 2 ans après mon BAC, je me suis murgé abondamment avec de vagues connaissances et il m’arrivait entre-temps d’aller à la faculté histoire de pas trop me sentir coupable. J’ai pris un virage en L2 (deuxième année) et ai décidé de devenir infirmier. Il m’aura fallu 3 ans pour réussir mes concours, après un parcours semé d’embûches, de doutes et de frustrations. J’avais l’intime conviction que c’était ce que je voulais faire sans pouvoir expliquer pourquoi. J’ai baratiné mieux que les 2 autres années apparemment puisque j’ai pu convaincre un jury d’entrée en IFSI.

Mais finalement j’ai eu la réponse à mes questions en effectuant mes stages. Je me suis découvert une patience, une empathie, un goût de soulager l’autre que je ne me connaissais même pas jusque là. C’était comme si une part de moi s’exprimait enfin, après tant d’années à frimer, jouer les durs, refouler… Je pouvais être attentionné, précautionneux, voire « doux » (si, si, c’est même marqué dans un de mes bilans de stage).
Je n’ai rien à réparer ou à racheter, je suis ici parce que je le veux. Etre infirmier, c’est être ce que je ne pouvais pas être avant, c’est compter, pour soi et pour les autres. On devient un ami. Mais un ami sincère, parce qu’il fait ce qui est nécessaire, y compris des choses désagréables, pour le bien de son prochain. Il n’est pas l’ami qui cherchera à acheter votre paix, il s’en fiche, il veut simplement que ça aille bien pour vous. On accomplit des tâches que peu de personnes peuvent même imaginer, on fait partie d’un cercle d’initiés, d’une équipe. Il faut conquérir la confiance des autres et savoir la garder, sans jamais tricher. C’est un métier difficile, exigeant, dans lequel on est sans cesse bousculé, obligé de se remettre en question. Il n’y a que comme ça que je peux avancer, j’ai besoin d’adversité, de motivation.

C’est une démarche qui n’est pas dénuée d’égoïsme, du moins au début. On se rend compte que beaucoup de gens se tournent vers des métiers d’aide à la personne uniquement pour en retirer un certain prestige. Généralement ils ne font pas long feu. La difficulté de la formation, l’impact de la remise en question nécessaire pour survivre, la pression subie…
Il faut véritablement être taillé pour cela.
Parmi mes camarades de promo, j’ai l’impression que certaines manquent véritablement d’empathie. Je crains que leur égoïsme se heurte bientôt à une dure réalité.

Je ne suis moi-même pas à l’abri du burn-out mais je sais que jamais mon élan vers les autres et ma détermination à devenir un bon soignant pourra toujours me sauver d’un stage difficile.

Mais expliquer les motivations qu’on peut ressentir à l’idée d’exercer un métier si riche prendrait toute une nuit. Je conclurai en disant simplement que si vous aussi vous voulez un métier d’avenir, plein de vie, proche des gens, authentique, n’hésitez pas, faites comme moi et venez vous ronger les ongles à l’IFSI!

we wnat you infirmier


Congés payés, cékoissa?

Ceci est un article que j’avais écrit et soumis à un autre blog, il est tellement utile que j’aime  bien le faire partager.

1. Présentation

La plupart des compteurs de congés payés se présentent sous la forme suivante :

Congés
Pris X
Restant Y
Acquis Z

X, Y et Z sont exprimés en jours.

Même si le compteur n’est pas présenté de cette façon, on doit y retrouver les mêmes informations.

2. Le principe

Les jours pris : Ces jours correspondent aux congés pris dans le mois. Selon que l’employeur compte ses jours en jours ouvrables ou jours ouvrés, le décompte ne sera pas le même.

Les jours restants : Il s’agit du nombre de jours acquis au cours de la période de référence de l’année précédente minoré des jours de congés pris au cours de la période de référence actuelle.

Les jours acquis : Il s’agit du cumul des jours de congés acquis depuis le début de la période de référence actuelle. On les appelle aussi jours de congés en cours d’acquisition.

Exemple : Soit un salarié à la fin du mois de juin qui avait acquis 30 jours sur la période de référence précédente. Il acquiert donc 2,5 jours de congés par mois. S’il prend 6 jours de congés en juillet voici à quoi ressembleront ces compteurs :

Au mois de juin
Congés
Pris 0
Restant 30
Acquis 2,5
Au mois de juillet
Congés
Pris 6
Restant 24
Acquis 5

3. Les notions clés

La période de référence : La loi aurait pu prévoir les choses simplement, mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? [1] Une période de référence classique [2] part donc du 1er juin n pour s’achever le 31 mai n+1.
Au début de la nouvelle période de référence, le nombre de jours au compteur des jours acquis bascule en nombre de jours restants.

L’acquisition des jours de congés : L’article L3141-3 du code du travail prévoit que les salariés acquièrent 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail sans que le total ne puisse dépasser 30 jours ouvrables.

Jours ouvrables et jours ouvrés : Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine au cours desquels l’entreprise pourrait ouvrir donc du lundi au samedi compris hors autres jours fériés. Au cours d’une année complète de travail, un salarié acquiert 30 jours ouvrables de congés payés, soit 2,5 jours par mois (30 jours annuels / 12 mois).
Les jours ouvrés sont tous les jours travaillés au sein de l’entreprise (les jours d’ouverture donc). Au cours d’une année complète de travail, un salarié acquiert 25 jours ouvrés de congés payés, soit 2,08 jours par mois (25 jours annuels / 12 mois).
Bien que la loi ne fasse référence qu’au décompte des jours de congés payés en jours ouvrables, les conventions collectives peuvent prévoir que le décompte soit effectué en jours ouvrés.

Le décompte des jours de congés pris :

  • En jours ouvrables : On part sur une base de 6 jours ouvrables par semaine, donc chaque semaine prise ôte 6 jours de congés au compteur du salarié. Exception notable, si le premier jour de congé tombe un samedi et que celui-ci est habituellement chômé dans l’entreprise, alors il n’est pas compté dans les jours ouvrables pris.
  • En jours ouvrés : La base est de 5 jours ouvrés. Chaque semaine prise ôte donc 5 jours de congés au compteur du salarié.

Dans tous les cas, si un jour férié se situe au cours d’une période de congés payés, celui-ci n’est pas décompté dans les jours de congés pris.

Par exemple un salarié qui prend ses congés du vendredi 3 juillet 2009 au soir et qui revient travailler le 20 juillet 2009 au matin aura consommé 11 jours ouvrables de congés payés : le samedi 4 n’est pas compté car il est le premier jour de congé de la période, on compte donc les jours à compter du lundi 6 jusqu’au samedi 18. Les deux semaines représentent 12 jours ouvrables mais le 14 juillet étant un jour férié, il n’est pas compté comme un jour de congé pris, le décompte total est donc de 11 jours ouvrables sur cette période.

En jours ouvrés, cela représente 9 jours pris : 2 semaines soit 10 jours ouvrés moins le jour du 14 juillet.

4. Qu’est-ce que c’est que ce binz ?

La théorie et le droit ne sont pas votre tasse de thé ? Je peux comprendre cela, parlons pratique. Voici les étapes pour vérifier que votre compteur est tenu correctement.

1. Jours ouvrables ou en jours ouvrés ?

  • La loi prévoit le décompte en jours ouvrables mais si la convention collective le prévoit, le décompte est effectué en jours ouvrés. Il faut donc lire sa convention collective. [3]
  • Une méthode empirique pour répondre à cette question consiste à regarder combien de jours figurent au compteur jours acquis d’un bulletin de salaire d’un mois complet [4] 2,5 jours = jours ouvrables ; 2,08 jours = jours ouvrés.

2. Le contrôle des jours pris
Appliquez ce que j’ai expliqué pour vérifier leur décompte. Une erreur de la part des gestionnaires de paie est toujours possible, n’hésitez pas à contrôler ce compteur. Si vous relevez ce qui vous semble être une anomalie, parlez-en à votre gestionnaire de paie, ou à défaut, votre employeur, celui-ci la corrigera sans histoire si vous êtes dans votre bon droit.
J’ai mis plus bas quelques exemples de décomptes de jours.

3. Le contrôle des jours restants
Il s’agit là d’une simple vérification arithmétique. Ce nombre doit être égal au nombre de jours acquis présent sur votre bulletin du 31 mai dernier moins le nombre de jours pris figurant sur chacun de vos bulletins depuis le 1er juin.

4. Le contrôle des jours acquis
Comptez le nombre de mois écoulés depuis le début du mois de juin (à fin juin vous êtes donc à 1 mois) et multipliez ce nombre par 2,5 ou 2,08 selon votre cas. Le résultat doit être égal au nombre de jours acquis.
Si ce n’est pas le cas, reportez vous à cette question.

5. Exemples de décomptes de jours

Exemple 1 : Soit un salarié qui a travaillé une année sans absence entre le 1er juin 2007 et le 31 mai 2008. Dans cet exemple, on considère qu’il a pris tous ses congés auxquels il avait droit. Voici à quoi ressembleront ses compteurs :

Mois de mai, fin de la période de référence
Jours ouvrables Jours ouvrés
Pris 0 0
Restant 0 0
Acquis 30 25
Mois de juin, début de la nouvelle période de référence
Jours ouvrables Jours ouvrés
Pris 0 0
Restant 30 25
Acquis 2,5 2,08

Exemple 2 : Soit un salarié qui est en congés payés du vendredi 18 juillet 2008 au soir jusqu’au dimanche 27 juillet 2008 au soir. Cela équivaut en fait à une semaine de congés.

Mois de juillet
Jours ouvrables Jours ouvrés Commentaires
Pris 6 5 En ouvrables le samedi 19 ne compte pas car il est le premier jour de congé.
Restant 24 20 En ouvrables : 30-6. En ouvrés 25-5.
Acquis 5 4,16 2 mois écoulés depuis début juin donc en ouvrables : 2,5*2 et en ouvrés : 2,08*2.

Exemple 3 : Soit un salarié qui est en congés payés du mercredi 24 décembre 2008 au soir jusqu’au au dimanche 4 janvier 2009 au soir. On considère qu’il a déjà pris 3 semaines de congés au cours de la période de référence actuelle. Je rappelle que le 25 décembre et le 1er janvier sont fériés.

Mois de décembre
Jours ouvrables Jours ouvrés
Commentaires
Pris 5 4 En ouvrables les 26, 27, 29, 30 et 31. Idem en ouvrés sauf le 27.
Restant 7 6 En ouvrables : 30-18-5. En ouvrés : 25-15-4.
Acquis 17,5 14,56 En ouvrables : 2,5*7. En ouvrés 2,08*7.
Mois de janvier
Jours ouvrables Jours ouvrés
Commentaires
Pris 2 1 En ouvrables : les 2 et 3. En ouvrés : le 2.
Restant 5 5 En ouvrables : 7-2. En ouvrés : 6-1.
Acquis 20 16,64 En ouvrables : 17,5+2,5. En ouvrés : 14,56+2,08


6. Questions fréquentes

Mon bulletin ne comporte pas de compteur de congés payés. Est-ce légal ?
Aussi étonnant que cela paraisse, oui. Le compteur des congés payés ne fait pas partie des mentions obligatoires prévues par l’article R3243-1 du code du travail.

Le nombre de jours acquis figurant sur mon bulletin de salaire est inférieur à 2,5 jours alors que je suis en jours ouvrables. Pourquoi ?
Pour acquérir 2,5 jours ouvrables sur un mois, il faut avoir effectué un mois complet. Ce n’est pas le cas si vous avez été embauché ou licencié en milieu de mois, si vous avez été malade ou si vous vous êtes absenté de manière injustifiée. Selon les absences et les conventions collectives les cas sont différents. Par exemple, certaines prévoient qu’en période de maladie les salariés acquièrent tout de même des congés payés pendant un certain temps.

Je suis salarié à temps partiel et pourtant j’acquiers autant de droit à congés que les salariés à temps plein. Pourquoi ?
Les salariés à temps partiel acquièrent autant de droit à congé que les salariés à temps plein. Le corollaire est que lorsqu’ils prennent des jours de congés, on leur en compte autant que les salariés à temps plein.

J’ai droit à plus de 30 jours ouvrables de congés par an, cela est illégal ?
Non, bien que l’article L3143-3 fixe une limite à 30 jours ouvrables,l’article 3141-8 prévoit que la durée du congé peut être majoré pour ancienneté ou autre par les conventions collectives.

En comptant systématiquement les samedis en jours ouvrables, cela revient à me pénaliser si je prends souvent mes congés les jeudis soirs.
Il est d’usage de ne pas compter plus de 5 samedis au titre des congés pris par période de référence en jours ouvrables. Ces 5 samedis peuvent s’expliquer par les 5 semaines de congés payés ou par le fait que de cette manière les salariés ne sont pas désavantagés par rapport à ceux pour qui on compte en jours ouvrés.

Que deviennent mes jours de congés non pris à la fin d’une période de référence ?
La loi ne prévoit aucun droit à report ou indemnité. Votre employeur peut toutefois accepter de les reporter ou de les monnayer, cela relève alors d’une négociation entre vous.


Cet article touche à sa fin. J’insiste sur le fait que je ne suis pas référent en matière sociale. Je me suis basé sur les textes de loi et sur ma pratique professionnelle pour donner ces indications mais elles ne constituent pas autre chose.

Pour en savoir plus sur internet le site du ministère du travail à ce sujetest une bonne source. D’autres sites existent, une recherche sur internet vous en révèlera bon nombre. Préférez les sites officiels et récemment mis à jour car le droit social est une matière qui bouge beaucoup.

Si vous avez d’autres questions :

  • En tant qu’employeur, adressez-vous à votre expert-comptable,
  • En tant que salarié, vous pouvez vous adreser à votre gestionnaire de paie, ou à défaut, votre employeur. Les syndicats peuvent également vous apporter une réponse,
  • Dans tous les cas, si votre question peut déboucher sur un conflit, le recours à un avocat spécialisé en droit social est la voie la plus sûre, mais également la plus coûteuse.

Notes :

[1] Je dois avouer que je ne connais pas la raison historique de ce choix, si quelqu’un a la réponse, je serais très intéressé.

[2] Il existe des exceptions, la plus connue est celle des salariés du secteur du bâtiment pour lesquels la période débute le 1er avril n et s’achève le 31 mars n+1.

[3] La convention collective doit être tenue à la disposition des salariés. Si votre employeur est peu diligent en matière sociale ou que vous ne voulez pas vous faire remarquer, vous pouvez la consulter gratuitement sur Legifrance. Les références de votre convention doivent figurer sur votre bulletin de salaire, il s’agit d’une mention obligatoire.

[4] Par mois complet j’entends un mois au cours duquel le salarié a travaillé du début du mois jusqu’à la fin sans absence. Les mois pendant lesquels un salarié ne s’est absenté que pour des jours de congés payés comptent comme des mois complets.


Désillusions

 

Je vais traiter ici d’un sujet qui est le soucis permanent de tous les français d’aujourd’hui: Le bien-être des étudiants infirmiers.
Je vais vous épargner la longue litanie des déceptions successives que j’ai vécu quand je suis « rentré dans le dur » comme dit mon papa. Au lieu de cela, faisons dans l’originalité et interrogeons Mr Bizuth, qui va confronter ses représentations à celles de Mr S3.

Mr Bizuth: Il est tout content d’avoir eu son concours et il est impatient de commencer.

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Mr S3: Bon lui, clairement ça l’énerve les bizuths pleins d’espoir, alors quand il peut s’en farcir un et lui mettre la réalité en face des billes, il se prive pas.

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Mr Bizuth: « C’est génial on va apprendre plein de gestes techniques super intéressants! »
Monsieur S3:  » Non, faux. Tu vas te taper 1 semestre entier de cours sur l’éthique et la déontologie, sur l’anthropologie, te manger un programme d’anatomie et de biologie aussi dense que celui de la PCEM1. Et si t’as le malheur de demander quand est-ce que c’est qu’on va apprendre des trucs d’infirmier, on va te dire que la technique n’est pas importante, que n’importe quel imbécile peut apprendre à faire une prise de sang, mais que l’éthique est primordiale, et que d’ailleurs ferme-là. »

MB: « L’école a l’air bien, les formateurs sont gentils »
MR3: « T’inquiète pas, quand tu mangeras une absence à un TD qui a été rajouté au dernier moment et que tu n’as pas pu voir le planning mis à jour vu que tu n’avais pas cours de l’après-midi, tu changeras d’avis.
Idem quand ils te planteront sur une évaluation de manière totalement arbitraire parce qu’ils n’aiment pas ta face et que l’anonymat des copies est juste une plaisanterie pour t’endormir.
Idem quand ton référent pédagogique (ta nounou) te dira de te démerder quand l’équipe soignante en stage ne pourra pas te piffer et te saquera ton bilan de mi-stage tant et si bien que tu passeras tes soirées à pleurer et que tu viendras en stage avec les yeux rougis et des trémolos dans la voix.
Idem quand tu leur demanderas un truc pour les cours et qu’ils te répondront que tu dois « être acteur de ta formation » et « aller chercher l’information ».

MB: « J’ai hâte d’être en stage! »
MS3: « Ah ça j’en doute pas! Arriver dans une équipe qui n’était même pas au courant de ton arrivée, être un boulet parce qu’on a 1 mois de cours inutiles dans la tête et qu’on ne sait rien faire, c’est très formateur! »

MB: « Y’a plein de femmes c’est génial on va pouvoir faire la cour à de charmantes donzelles! »
MS3: « Elles sont quasi-toutes maquées et ont très peur des relations dans la promo, mais tu peux être leur meilleur pote et te muscler la main droite dans ton studio en rentrant chez toi si tu veux! »

MB: « C’est prestigieux comme formation quand même, on me filera bien un coup de main pour m’aider si j’ai du mal! »
MS3: « Ah oui, ta grand-mère sera toujours là pour te dire que tu vas exercer un métier formidable, que tu es son petit bouchon préféré et qu’à midi y’aura de la quiche lorraine avec un gâteau aux poires pour le dessert.
Par contre les étudiants en IFSI n’ont pas le droit aux bourses/logements du CROUS, ne sont éligibles à la bourse du conseil général que s’ils ont gagné au minimum 7000€ l’année précédant la formation sans être rattaché au foyer fiscal des parents. SI tu touches moins t’as droit à rien du tout, parce qu’on considère que tes parents peuvent te financer, même s’ils le font pas, c’est con hein? Paul Emploi? PFFFFFAHAHAHAHAHAHA! Allez ferme-là, question suivante, allez dégueule, vite. »

MB: « Mais c’est génial enfin! On va aider des gens, les soulager de leur douleur, et… »
MS3: « Tu vas faire des toilettes à des vieux incontinents sous laxatifs qui te laisseront des cadeaux tous les matins voire plus si affinités. Et même à ça on dira que t’es bidon parce que t’as toujours pas compris qu’il fallait utiliser la cuvette bleue pour le bassin et pas la cuvette rouge. »

MB: « Mais alors en fait l’IFSI c’est de la merde? »
MS3: « Non, il te reste ta promo. Sois moins con que les autres étudiants du supérieur, sois gentil avec tes camarades, fais leur tourner les infos, pousse-les à être meilleurs, motive-les à faire des soirées dans lesquelles vous pourrez boire pour oublier, laisse-les se confier à toi et ne les juge jamais, même si eux ne se priveront pas de le faire. Si tu veux survivre 3 ans, tu dois avoir des copains, parce que ça permet de franchir n’importe quel obstacle. »

Toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite.


Dans la tête d’un étudiant infirmier.

Quand j’ai réussi mon concours d’entrée en IFSI il y a un an, je me voyais comme ça une fois diplômé:

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Mais il faut bien faire face à un éternel retour du concret quand on reprend les études à 22 ans après une faculté d’économie ratée (arrêt en L2, pas la vocation surement). Si bien que les études en IFSI m’ont plutôt fait ressembler à ça:

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Vous serez peut-être surpris par le ton provocateur de certaines de mes déclarations mais n’oubliez pas que ce blog est mon espace personnel d’expression. J’utilise souvent le second degré et le cynisme dans la vie de tous les jours donc mes articles ne risquent pas d’y échapper.

La seule règle: (faut bien qu’il y en ait):

  • Dans les commentaires: Pas de langage SMS, pas d’insultes, de propos racistes, pas de publicité, toussa toussa.

Sur ce, bonne lecture.